Quand on traverse un cancer, le temps change.
Après le cancer : faire un peu plus de place à ce que l’on aime
Quand on traverse un cancer, le temps change de visage.
Pendant les traitements, les journées se remplissent de rendez-vous, d’examens, d’attente, de fatigue. Puis vient l’après. Et avec lui, une question parfois inattendue : comment ai-je envie de vivre maintenant ?
Le musicien Brian Eno disait à ses étudiants qu’il ne fallait pas seulement « travailler », mais aussi créer, explorer, faire ce qui nous anime. Pas forcément de grandes choses. Juste des choses qui donnent du sens.
Pour une personne touchée par le cancer, ce message peut résonner autrement.
Créer, ce n’est pas forcément faire de l’art. Cela peut être écouter une musique aimée, jardiner, écrire quelques mots, cuisiner, marcher, bricoler, rire avec des proches, apprendre quelque chose de nouveau ou retrouver une activité oubliée.
Il ne s’agit pas d’être performant ni de réussir quelque chose. Il s’agit de reprendre doucement possession de son temps.
Après un cancer, beaucoup découvrent que le temps semble plus précieux. Alors une question peut devenir essentielle : et si je faisais un peu plus de place à ce que j’aime ?
Parfois, cela commence simplement : dix minutes par jour, un moment à soi, une envie retrouvée.