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Stop Covid

Infolettre n°15 – 03.02.2021

Le questionnement où nous sommes actuellement pèse sur chacun. Les mesures récentes seront-elles suffisantes ? Un nouveau confinement est-il nécessaire, ou pas ? Va-t-il se produire, ou non ? Ne prenons pas ces interrogations de nos voisins, de nos amis, à la légère. Ne les traitons pas comme discussions de comptoir ou de salon. Pour l’immense majorité des franciliens, ces questions pèsent, souvent lourd : la santé de chacun dépend de l’épidémie, mais elle dépend aussi des contraintes que cette épidémie nous impose.

Alléger ce fardeau mental de l’incertitude, c’est notre responsabilité partagée. Cela passe par une explication de chaque instant : avancer pas à pas, faire au plus juste des connaissances et des données disponibles, ce n’est pas un tâtonnement qui nous laisserait indécis, c’est au contraire une forme de respect de nos contraintes de vie.

Mais nous savons tous que ces voisins, ces amis, malgré nos échanges, peuvent souffrir de la situation. Qu’ils ont, tout à la fois, peur de l’épidémie et peur pour leur emploi, qu’ils s’inquiètent des personnes âgées et du devenir des jeunes.

Plus que jamais, dans ces jours-ci, mettons à leur disposition les moyens, non pas de « promotion de la santé », mais de « promotion de leur santé », de « promotion de notre santé ». Les plateformes d’écoute sont ouvertes, les PMI fonctionnent, les inspecteurs de l’habitat insalubre font des visites à domicile, les médecins sont mobilisés… et bien d’autres.

Oui, le travail communautaire est en reconstruction permanente aujourd’hui, oui il doit s’adapter à chaque ins.tant. Mais sa nécessité n’a jamais été aussi forte

Luc Ginot,

Directeur de la Santé Publique

 

 

Infolettre ARS IDF n°15 Covid STOP ensemble

Infolettre ARS IDF n°14 Covid STOP ensemble

Infolettre ARS IDF n°13 Covid STOP ensemble

Infolettre ARS IDF n°12 Stop Covid ensemble

Infolettre n°11 Covid STOP ensemble

Infolettre n°10 Covid STOP ensemble

Infolettre n°9 Covid STOP ensemble

Infolettre n°8 Covid STOP ensemble

Directeur de la Santé Publique

 

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Agenda

Proches-Aidants : Groupe de Parole, Sophrologie, Soutien enfants de parent malade

Ateliers partagés: MéditationArt Thérapie , Ecriture, Musicothérapie, Lecture à voix haute, Qi Gong

 

Atelier Activité Physique Adaptée (relaxation posturale)
Inscription : par courriel celie.wocktai@sielbleu.org, ou par téléphone au 07 86 53 61 24
Animateur : Célie WOCKTAI

 

 

groupe_ecouteGroupe d’écoute
C’est un lieu de rencontre, le lieu du temps du récit, qui remet les évènements en mouvement et permet de sortir de la fixité du traumatisme et de l’aliénation de l’identité de « malade » dans son propre regard, dans celui de ses proches et de la société.
Lieu et horaires : tous les jeudis de 14h15 à 16h30 (hors vacances).
Inscription : nécessaire au 01 43 97 38 59 ou 06 08 33 73 25 ou par email à contact@afcancer.fr
Animatrice : Michèle MONVILLE  (Qui est une accueillante)

C’est une personne ayant traversé le CANCER avec toute sa cohorte de souffrances physiques, affectives, psychiques et ayant pratiqué une thérapie analytique.
 
Ce vécu analytique peut ainsi mener au plus profond de soi, au plus intime de sa douleur et permettre de trouver ou retrouver une identité mise à mal dès l’annonce du cancer.
Il ouvre la porte de la connaissance de soi, expérience très personnelle, singulière où le désir travaillé peut reprendre sa juste place.
 
Ce chemin plus ou moins long, certes pas facile, permet de mieux se « co-naître » – naître de nouveau – dans la dignité de soi.
Ces éprouvés conduisent parfois vers un désir de partage, d’écoute et d’accompagnement, sans projection ni a priori, dans le respect du temps de chaque personne malade.
 
« Tout ce cheminement m’anime en tant qu’accueillante au sein de l’Association Accueil-Familles-Cancer »
Michèle Guiod-Joret

 

 

papillon christelle Site 2Atelier Sophrologie
L’objectif de cet atelier est d’acquérir différents outils pour mieux gérer l’anxiété, le stress, la vitalité, et développer la capacité d’espoir face à la maladie et à la vie de façon générale.
Lieu et horaires :
Inscription : nécessaire auprès de Christelle De Bonis au 06 73 38 31 55
Animatrice : Christelle DE BONIS ( Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne et diplômée de l’Université de Lille 2, Droit et Santé).

La sophrologie est une méthode simple, accessible à tous, ne nécessitant ni matériel, ni tenue, ni conditions particulières.
Son objectif est de développer un mieux être physique, psychique et émotionnel grâce à l’harmonisation de la relation corps /esprit.
Elle donne la possibilité de se sentir acteur de sa vie, de son mieux-être, de sa guérison  et non pas impuissant face à ceux-ci et aux événements.
Elle permet de retrouver confiance en soi, physiquement et moralement.
C’est une technique qui, utilisée dans le cadre des soins de support en oncologie, dans les différentes étapes de la maladie, va aider à gérer les traumatismes physiques et psychologiques que peut subir la personne malade. Elle permet aussi de trouver des ressources face à ces effets collatéraux, que peuvent être l’anxiété, l’insomnie, la solitude…
Elle a pour finalité l’autonomie de la personne ainsi que l’intégration des techniques apprises au quotidien, c’est pourquoi un entraînement personnel est nécessaire afin de développer et ancrer les acquis .

 

Atelier d’Art Thérapie à médiation Peinture, argile, collage

Cet atelier a pour but de proposer une parenthèse, un espace de liberté propice à la RE-CREATION. Par le jeu des arts plastiques, la personne traversant ou ayant traversé le cancer s’offre un instant pour elle-même. Elle peut ainsi sortir le temps de l’atelier, des contraintes quotidiennes qu’impose la maladie.

Lieu et horaires : Voir Calendrier

Inscription : nécessaire au 06 82 40 52 14

Animatrice : Laurence CAUWET-BODNAR

En savoir plus sur l’Art-Thérapie

En savoir plus sur l’atelier

L’atelier est un espace enveloppant, chaleureux, bienveillant, et facilitant. A travers la peinture, l’argile, le collage, sont abordés les dimensions corporelles, sensorielles et intuitives. Le processus créatif invite la personne de se remettre en mouvement, alors que la maladie l’a figé. La proposition permet de reprendre contact en douceur avec son corps, ses ressources, ses émotions, son désir, son élan de vie. La personne recontacte la simplicité de faire « AUTREMENT » avec ce qui est là, dans l’instant présent.

Il n’est pas nécessaire de savoir peindre ou dessiner pour s’exprimer librement, car ce n’est pas le résultat qui compte, c’est la rencontre sur le chemin de création !

Déroulement de l’atelier :

Petite relaxation. Accueil, écoute, échange de l’état du jour, pour adapter la proposition d’atelier dans le respect du rythme de chacun.

 

photo 5Atelier Ecriture, Biographie et Traces
« Ecrire, s’écrire » une autre manière de mettre en mots son ressenti, et ses émotions. Se redéfinir au travers de quelques lignes qui feront sens au fil des séances. Dédier ses mots par une recherche sur soi, une écriture biographique.
Lieu et horaires :
Inscription : nécessaire auprès de Fabienne Pinilo au 06 66 25 09 79
Animatrice : Fabienne PINILO

 Consulter nos réalisations

 

marché

Proches-Aidants : Groupe de Parole, Sophrologie, Soutien enfants de parent malade

Ateliers partagés: MéditationArt Thérapie , Ecriture, Musicothérapie, Lecture à voix haute, Qi Gong

Les proches-aidants se retrouvent avec énormément de problématiques à gérer, en plus de leur angoisse. Le répit est nécessaire et doit s’accompagner de partage, d’échanges, d’informations, et surtout de temps pour prendre soin de soi afin de rester en bonne santé. C’est dans cette perspective de soutien aux personnes qui accompagnent les malades au quotidien que l’association a mis en place des activités spécifiquement dédiées aux proches-aidants.
Consultez la fiche-atelier récapitulative proches-aidants et ateliers partagés 

Lieu et horaires des ateliers :

Groupe de parole : inscription nécessaire auprès d’Aurore LIN-PINçON  06 25 01 51 43 ou linpincon@yahoo.com

Sophrologie : inscription nécessaire auprès de Cécile CORNET 06 65 78 24 43 ou cecilecornet@outlook.fr

Soutien enfants de parent malade: inscription nécessaire auprès de Marie-Thèrese MONTHUY 06 66 63 87 26 ou m.monthuy@orange.fr
Méditation : inscription nécessaire auprès de Didier DUHAZE duhazedidier@yahoo.fr

Art Thérapie: inscription nécessaire auprès de Laurence CAUWET 06 82 40 52 14 ou laurence@bienetre-encreation.fr

Ecriture: inscription nécessaire auprès de Fabiene PINILO 06 66 25 09 79 ou pinilo.fabienne.psy@gmail.com

Musicothérapie: inscription nécessaire auprès de Antoine DESMARD  06 13 81 22 18 ou adesmard2015@yahoo.fr 

Lecture à voix haute: inscription nécessaire auprès de Jeanne GARNIER 06 60 60 45 14 ou garnier.jeanne56@gmail.com

Qy gong : inscription nécessaire auprès de l’animatrice Abir KOUBAISSI JOUTEUR  06 85 45 67 54 ou rayondesoleilqigong@gmail.com

Le proche d’une personne atteinte d’un cancer est concerné par l’annonce, le cours de la maladie, la fin du traitement ou encore le renoncement au traitement.

Légalement, médicalement c‘est le patient l’interlocuteur du médecin.
Les questionnements du malade et du proche ne se recouvrent pas. Dans un couple, par exemple, lorsque l’un des deux est atteint d’un cancer, ses priorités dans la vie peuvent changer. Comment le proche s’adapte-t-il à la maladie, à ses progressions, aux répits, au pronostic qui peut évoluer plusieurs fois, à sa propres place par rapport à la relation médecin-malade ?

Il y a à composer avec le changement d’aspect, d’humeur, de fatigabilité, de disponibilité sexuelle du conjoint.

La multiplicité des cancers possibles, l’âge auquel il advient, le contexte familial dans lequel arrive cette pathologie, la ou les personnes présentes pour la personne atteinte (conjoint, fratrie, parent enfant, ami) sont autant de cas de figure où les bouleversements, aménagements réaménagements aux différentes étapes de la maladie mettent à l’épreuve la force du lien et les possibilités psychiques de chacun.

Engagement, fuite, désarroi, projets mis en question, sentiment de solitude qui peut paraître indécent, fusion… autant d’éprouvés que les proches peuvent s’interdire d’exprimer voire de penser.

 

 

 

 

Atelier_MéditationAtelier Méditation

La méditation est une pratique simple qui apporte de nombreux bienfaits vérifiés scientifiquement. Elle permet de se poser dans l’instant présent, d’apprivoiser le mental et de trouver peu à peu un repos par rapport au bavardage de l’esprit. Grâce à une pratique régulière, un réel confort de vie apparaît aussi bien au niveau physique que psychique.
Lieu et horaires :  
Inscription : nécessaire auprès de duhazedidier@yahoo.fr 
Animateur : Didier DUHAZE

Cliquez pour en savoir plus !

Pourquoi méditer ? 

Choisir de donner du temps pour s’asseoir et ne rien faire dans une société qui valorise l’action et la rentabilité n’est pas une décision évidente. Nous pouvons avoir l’impression de perdre notre temps. Pourtant, la méditation est une pratique qui peut changer notre vie, ou plus exactement, notre rapport à la vie. Au fur et à mesure de cette pratique se développe à l’intérieur de nous un espace de tranquillité et de présence à soi et aux autres, un espace disponible pour une écoute attentive, un espace dans lequel fructifie la paix et la joie d’être au monde.

Dans les moments difficiles de notre vie, nous pouvons trouver dans cet espace un refuge afin de faire face à nos angoisses, trop souvent entretenues par nos ruminations mentales, ce qui crée un stress supplémentaire.

Comment méditer ?

Dans cet atelier, je vous propose d’entrer dans l’expérience de l’assise silencieuse. Je vous guide sur le plan de la posture et de l’expérience intérieure, et un temps d’échange permet de partager notre expérience et de répondre à des questions.Dans cette pratique, le soutien du groupe est essentiel et peut dynamiser une pratique personnelle quotidienne suivant le désir de chacun.

Patience, persévérance, non jugement, fidélité à la pratique sont les ingrédients nécessaires à la progression

Pour obtenir des informations concernant les études scientifiques menées sur les bienfaits de la méditation, consultez cet article : https://www.psychologies.com/Culture/Spiritualites/Meditation/Articles-et-Dossiers/Mediter-le-meilleur-des-antistress/Les-bienfaits-prouves-de-l-entrainement-mental

 

UNIQUEMENT SUR RDV

HYPNOSE Séance d’une heure 3 horaires: 15h30 – 16h30 – 17h30 calendrier

Secrétariat 01 43 97 38 59 ou courriel secretariat@afcancer.fr

MEMOIRE Vendredi matin du 13 septembre au 6 décembre pour le groupe des 60ans et plus

Secrétariat 01 43 97 38 59 ou courriel secretariat@afcancer.fr

LECTURE                         RETOUR à L’EMPLOI

par courriel secretariat@afcancer.fr ou 06 67 87 21 53  

 

 

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Colloque d’Oncogériâtrie

Colloque d’Oncogériâtrie
Qualité de vie, qualité d’une vie

Nous avons l’habitude de rencontrer la phrase « l’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre.
Or la formule est tronquée, dans le dialogue entre Criton et Socrate il ne s’agit pas d’une affirmation mais d’un questionnement :

« Le principe: l’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre…. est-t-il changé ou subsiste-t-il » ? (Platon, Dialogue Criton Socrate 48b)

C’est exactement cette question qui nous occupe aujourd’hui, pour chacun de nos malades, pour chacun d’entre nous: est-ce que ce principe subsiste au regard de la qualité de la vie et de la survie que nous permettent la maladie et ses traitements, la vieillesse, les pertes… ?

Est-ce que la façon de continuer à exister au-delà de ces pertes est du « bien vivre » et donne toujours du sens à la vie de telle ou telle personne?
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Pour reprendre succinctement l’histoire, que vous connaissez sans doute tous, de l’attention à la notion qualité de vie , nous trouvons déjà une première initiative dès 1949 chez Karnofsky et Buchenal, qui confient au médecin l’évaluation de l’aspect physique fonctionnel du malade.
C’est une observation extérieure.

L’intérêt pour la Qualité De Vie comportant la notion de subjectivité apparaît aux US dans les années 60 et commence à se préoccuper aussi de la survie .
En 1993 la définition de l’OMS dit : « La qualité de vie est définie comme la perception qu’un individu a de sa place dans la vie, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes ».

En 1996 la Sté Américaine d’Oncologie Clinique considère les mesures de la survie et de la qualité de vie prioritaires par rapport à l’évaluation de la réponse tumorale: prolonger la survie ne se fait donc pas à n’importe quel prix.

En 2003, on s’interroge sur le bien-fondé de certaines thérapeutiques agressives non curatives.

L’évolution de l’éthique des droits des malades tend vers plus d’autonomie, de prise de responsabilité et de liberté et met l’accent sur l’importance de l’aspect qualitatif de la survie. Le malade a droit à une place de partenaire informé et actif dans le processus de décision. D’ailleurs le plan cancer (mesures 42 et 43) affirme que les soins de support visent à assurer « la meilleure qualité de vie possible aux patients sur les plans physique, psychologique et social à tout moment de la vie »; c’est une perception qui se veut subjective et globale.

En juin 2010 ns trouvons une évaluation de la qualité de vie faite par l’ INCa pour le plan Cancer 2009-2013.

Le 26 mai 2011, dans le n° 629 de la FRDRMG ( Société française de recherche et documentation en médecine générale) nous trouvons des conclusions, après un suivi moyen de 11 ans de personnes ayant eu un soutien psychologique dès le diagnostic, qui montrent (femmes suivies 10 ans pour un cancer du sein):
– moins de dépression (d’ailleurs nous observons très peu de prises d’antidépresseurs par les malades qui viennent à notre association régulièrement)
– moins de récidives
– mortalité toutes causes réduite
– en phase métastatique , 18 mois de survie supplémentaire par rapport au groupe témoin
– le bénéfice semble supérieur surtout sur les K de mauvais pronostic.

Peut-on vraiment définir la Qualité De Vie?

La qualité de vie est un concept complexe, multifactoriel et subjectif qui doit être exprimé par la personne elle-même.
Comment un soignant, ou un proche… peut-il définir lui-même la qualité de vie d’une personne? son appréciation est forcément subjective, ce n’est pas la meilleure.
Le médecin l’aborde-t-il avec son malade en consultation? comment l’accompagner dans cette réflexion?
Il y a autant de notions subjectives que de sujets et cela exige attention et partage, écoute de l’expression du ressenti et des émotions pour aider la personne à cheminer, non pas comme on le souhaiterait, mais l’aider à trouver son chemin singulier. Donc beaucoup de temps.

Il faut se méfier de l’empathie : « je sais ce que je ressentirais à sa place » est un investissement émotionnel souvent inadéquat: « pas la même planète », disent les malades…

Comment soutenir le sujet dans un travail de re-création, dans une remise en jeu pulsionnelle et relationnelle?
La maladie et plus encore la maladie et la vieillesse, ébranle l’identité, suscite un questionnement vital : mourant depuis la naissance… qui suis-je?
Et de quel sujet parle-t-on, celui qu’on a devant soi, réduit à l’objet de son corps souffrant, celui qui est sidéré, qui a du mal à penser, qui veut maîtriser et ne maîtrise parfois plus rien? ou le sujet de l’inconscient. ***

La maladie potentiellement mortelle donne rendez-vous avec soi-même et avec notre condition humaine de martels; il faut se remettre au monde au-delà des pertes (souvent renforcées par le système de soins lui-même)… corps, contrôles, conjoint, famille, amis; travail, argent, sexualité, identité… la vie d’avant : il nous faut alors être attentifs à l’agressivité, qui masque souvent une dépression!
Elle rouvre des questions sur la filiation, questionne le sens, la solitude…et suscite la peur d’être redéfini et re-nommé par rapport à la maladie et la vieillesse: un « cancéreux », un « vieux »…
Elle convoque la mort, ici et maintenant. Comment remettre celle-ci à l’horizon , réinvestir des objets de désir quand on est dans l’incertain? d’autant plus si l’on est âgé?

La maladie et la vieillesse convoquent aussi la question des temps, Chronos (celui qui nous mange, nous fait vieillir et mourir) et Kairos (le temps du moment favorable, opportun, qui mène au port…). Le temps est une expérience intériorisée, il n’est pas le même dans l’attente et le doute, dans les protocoles de soin, ni après le dernier rendez-vous…
L’annonce de la maladie potentiellement mortelle a cassé le déroulement prévisible du temps… et l’annonce d’une rémission ne redonne pas le temps d’avant!

Les soins de support font partie de ce qu’on appelle les médecines complémentaires (pas alternatives), il y en a à peu près 400… ils font partie aussi souvent des soins palliatifs dits » précoces ».
Nous, nous préférons dire « dans tous les temps de la maladie », y compris hors ou après le temps médical, quand la personne se sent abandonnée, quand le médecin dit tout va bien je vous reverrai dans un an …; et dès l’annonce, où il faut souvent reformuler, tant la personne reçoit une quantité d’informations alors que le trauma l’empêche de penser.
Ils sont applicables à toutes les maladies… et me disait récemment une malade: « à tous les bien-portants aussi, cela fait tellement de bien! »

Mais attention au charlatanisme, une commission sénatoriale s’y est penchée en 2012-2013. (Président : Sénateur Milon; « Commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé »). Nous y avons consacré une soirée thématique.

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V. Hugo : » Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue! »

Notre association accompagne les malades, les proches et les soignants de ville dans tous les temps de la maladie, à tout âge, pour tout cancer, parfois vers la guérison, parfois le difficile retour au travail et aussi parfois le travail du trépas et la mort.
Nous accompagnons le deuil des proches s’ils le souhaitent.

« Accompagner » c’est partager le pain, à côté, ni devant ni derrière…

J’ai fondé l’association Accueil-Familles-Cancer fin 2008, en ville, à Saint Maur des Fossés, pour le Val de Marne, avec une ancienne malade, un médecin anesthésiste, médecin « douleur » et un médecin psychothérapeute familiale; je suis moi-même psychanalyste, après une préhistoire en biologie et un DU de psychosomatique.
Notre Lieu d’accueil est ouvert depuis mai 2009.
Ecouter, soulager les douleurs psychiques, accompagner le cheminement, toujours singulier, et les désirs tendent à permettre le plus possible au patient de vivre sa vie ; les besoins qu’expriment souvent les malades est la peur de la perte de toute autonomie, surtout chez les sujets âgés qui peuvent penser à juste titre qu’elle ne reviendra pas et qui sont confrontés à leur fragilité, à un nouveau rapport au temps, au miroir, au regard de l’autre.
Une prise en charge adaptée est nécessaire, un étayage particulier, un regard qui recueille, qui s’implique…

Nous soutenons cette autonomie et accompagnons l’intégration des stess majeurs qu’apporte le cancer, avec la convocation de la mort et les multi-traumatismes qui intéressent le malade et ses proches.

Notre association a commencé à proposer en 2009 un Groupe d’écoute pour les malades.
Mais la parole, si souvent prescrite (voyez un psy, il faut aller en parler, etc… est-elle toujours nécessaire? et suffisante? Nécessaire à quoi ?? m’aider à guérir? comprendre? ….
Pour certaines personne cela permet d’élaborer, de franchir des étapes, d’intégrer les évènements dans son histoire, de dépasser les trauma pour trouver des réinvestissements objectaux ( comme après un deuil).
Pour d’autres elle restera en surface, ou même sera trop douloureuse ou trop difficile, inconnue même. Il faut alors trouver d’autres moyens d’étayage, par le corps: nous avons mis en place peu à peu:
– des Ateliers:
– modelage d’argile (pour les malades et les enfants de parent malade),
– sophrologie,
– écriture et traces,
– relaxation,
– méditation,
– art thérapie.

– pour les proches un Groupe de parole mensuel

– pour les soignants de ville une supervision tous les deux mois.

Ce sont des professionnels du soin psychique et des thérapies relationnelles qui accompagnent.

A l’extérieur nous organisons aussi des soirées à thème pour tout public.

Nous nous rendons aussi à domicile jusqu’en fin de vie si la personne et sa familles le souhaitent : dans le « chez soi » du malade, le corps et la maison sont liés.
Nous accompagnons le travail du trépas.
Et si les proches le souhaitent ensuite le temps du deuil.

L’étayage que nous proposons aide à faire les compromis pour garder sa valeur personnelle, son identité, à ne pas oublier « sa vie à soi ».. tout au long du chemin.

Le cancer est aujourd’hui souvent une maladie chronique, parfois jalonnée de récidives, qui font douter de la médecine, des médecins, de soi-même, du corps qui a trahi…
Nous souhaiterions pourvoir commencer à accompagner les malades dès la première annonce.

Les traitements ont amené une amélioration de la survie, des prises en charges plus longues, des suivis dans la durée et souvent à domicile : prise en charge globale, pluridisciplinaire et continue.
Cela permet une mobilisation chez le malade de ses capacités d’adaptation, de ses ressources propres devant les trauma physiques, psychologiques, familiaux, socioprofessionnels … et financiers, devant la détresse émotionnelle, la sidération , l’angoisse de mort.

Les réponses vont influencer l’adhésion aux traitement, la qualité de sa vie et même les chances de survie.

Le soutien et l’accompagnement par un suivi psychologique et des soins de support améliorent non seulement la qualité de la vie de chaque personne telle qu’elle en conçoit le sens, mais aussi sa durée (par exemple : étude Spiegel, Kraemer, Bloom,Gottheil: sur 3 ans, à propos des « soins palliatifs précoces », sur 151 patients ( Lancet 1989) bénéficiant d’un soutien de groupe).

On traite le malade, pas seulement la maladie, on s’efforce de remettre en sécurité, même et surtout à la fin du traitement( le malade se sentant alors souvent abandonné comme nous l’avons vu.).
Nous aidons les malades à intégrer la maladie comme un évènement historique, pas comme nouvelle identité, même si la personne expérimente des flottements de son identité à cause de la maladie et des traitements.
Nous accompagnons ses métamorphoses et ses projets!

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J’aimerais finir sur trois petites vignettes cliniques de trois personnes qui viennent régulièrement au groupe d’écoute ou à nos ateliers et manifestent toujours leur plaisir d’être là, de venir au groupe découte.

– La première, 66 ans, souffre d’un lymphome, d’une maladie hémolytique, d’un diabète et d’une ostéoporose . Elle est partie récemment en croisière sur le Rhin…et garde autant qu’elle peut ses 3 petits enfants avec lesquels elle fait de la musique…
-La seconde, 83 ans, a été opérée d’un cancer du poumon il y a 5 ans, elle vient d’accomplir avec l’un de ses fils un périple en Allemagne et en Autriche, elle ne rate pas une pièce de théâtre ou un concert…
-et enfin la troisième, 89 ans, 14 ans de chimio pour un cancer ovaire-péritoine, fait encore partie d’une chorale de la Ligue du Bien Public, organise des thés chez elle … et ne rate aucun concert non plus.
Elles s’y retrouvent d’ailleurs souvent car elles ont tissé des liens forts, se téléphonent, se soutiennent et rient beaucoup.

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*** Et maintenant je vais répondre à la question que vous ne m’avez pas encore posée sur « le sujet de l’inconscient »…!

« La psychanalyse n’est ni une vision du monde, ni une philosophie qui prétend donner les clés de l’univers. Elles est commandée par une visée particulière qui est historiquement définie par l’élaboration de la notion de sujet. Elle pose cette notion de façon nouvelle en reconduisant le sujet à sa place signifiante. »
(J. Lacan, Séminaire XI)

Freud disait autrement que le « moi » n’était pas maître dans sa propre maison.

Le « je » du « je pense » (cogito cartésien) n’est qu’une fonction grammaticale, non le foyer constitutif de la personnalité : une pensée vient quand « elle » veut, et non quand « je » veux. Quelque chose pense, ça pense, et si « ça pense » il y a quelqu’un sujet… de l’inconscient. « Je pense donc je suis »…. mais je pense aussi où je ne suis pas (exemple le rêve)…

Et un inconscient étranger au sujet qui pense, c’est du somatique…
… Et il faudrait une journée entière pour développer quelque chose à propos de la psychosomatique…

Je vous remercie.