Atelier « écriture »

Atelier « écriture »

 Ecriture malades et proches 11h00 – 13h00 (visio-conférence)

 

ARÔME

ARÔME A travers les volets le soleil a percé, Lumière éclairant la chambre, Où s’exhale l’arôme noir du café. Ouvrant ma fenêtre, sur les cris des goélands, Tel un canari mes libres pensées s’envolent, Vers de lointains pays, de pêcheurs aux cormorans. Mes rêves voyagent, comme les nuages blancs, Et mon âme est noyée dans mon sombre déjeuner, Qu’un rayon d’or illumine, un instant. Ainsi je m’évade, d’une tasse de café, D’un sucre, machinalement jeté au fond, Par delà la lumière jaune tamisée. Brune saveur tropicale qu’on envie, Fruit torréfié à l’extrême senteur, Envoûtant mélange, épice de la vie. D’un crayon, d’une feuille de papier, Mon esprit tangue au gré du vent, Coque de noix sur l’océan démonté. Alors que le jour s’enfuit et que se répand l’encre du soir, Attablé devant ce miroir, calice brun d’écume, Ma plume dessine des arabesques d’espoir. Voilà esquissé en quelques couleurs mélangées, La porcelaine de mon quotidien breuvage, Réfléchissant l’image de l’humble humanité. Daniel, 26 juillet 2010 Suite: Le grand jour Retour à la page : Atelier « écriture » ...

Le grand jour

2. Le grand jour     On s'était  donné  rendez-vous sur l'île  de Jersey pous fêter  nos retrouvailles. Dix ans après  la communale on avait décidé  de nous revoir et de partager notre nouvelle vie.   Certains sortaient d'écoles  de Jésuites, d'autres des écoles privées  ou publiques. Il y en avait pour tous les goûts... Ils et elles débarquèrent donc un jeudi sur l'île  avec valises et la jeunesse comme credo. Les mouchoirs jetables furent de mise : c'était si émouvant de se retrouver après  une promesse.   Moi, je les reconnue tous, sauf peut-être  une qui avait bien grossi et un autre qui avait le visage très  marqué.  On se retrouvait donc dans un hôtel où  le casino tournait à  plein régime et jetons à  la  main, on courrait tous vers les machines à  sous. Les jeux de roulette attiraient bien du monde, mais il fut temps d'aller déjeuner,  pour à  la fin ouvrir le Jerroboam avec un gâteau au moka. On était heureux comme des jet-setter,  et on se mit à  danser, entre autres, le jerk avec frénésie.    Puis à  2 heures du matin, extinction des feux  jusqu'au lendemain midi où  il était inutile de le dire chacun ...

Un après-midi  d’été 

Un après-midi  d'été        Comme à  l'habitude il prenait sa canette de bière au soleil dans le jardin; il faisait une chaleur à  tomber par terre , mais il était  bien à  l'ombre du pommier.   Paul transpirait encore quand il avait  posé son arrosoir venant de rafraichir  ses fleurs adorées  tout autour de la maison. La canicule commençait à  s'installer et il goûtait  avec sérénité ce moment de repos. Mais c'était  le calme avant la tempête,  car il n'avait pas vu ces gros nuages gris avancer dans le ciel...   Pour l'heure, il rêvait  de voyages et de bains dans la mer...ha! s'il avait une piscine ! L'essentiel n'était-il pas dans la recherche du plaisir qui décroît  les sens ? Une merlette s'approcha d'un morceau de pain  qu'il avait lancé; elle rusait d'artifice pour s'en approcher davantage et éloigner d'autres gourmands.   Il entendait sur le trottoir d'en face  des gamins piailler,  chahuter la joie au cœur. --C'est de la triche !disait l'un d'entre eux. Paul mastiqua un chewing-gum qui traînait dans sa poche et fut surpris par le vent qui souffla d'un coup  commençant  à  tordre les feuilles des arbres.   Très vite le ciel s'obscurcit ...

Tu me dois…

Tu me dois... Tu me dois tous ces moments de désespoir, tu me dois tout ce temps perdu et ces instants volés. Oui je te le dis, tu me dois tout cela et bien plus. Tu me dois ce reflet dans le miroir et les larmes sur mon visage. Tu me dois les poings serrés et les coups reçus Tu me dois le droit à l’oubli et par dépit celui de recommencer. Si cela t’est trop pénible, ne me le demande pas, ne me pose plus de questions, ne me regarde plus et oublie-moi. Car si tu continues, tu me devras bien plus que ce que tu es capable de me rendre, bien plus que ta misérable vie. Alors, pars, ne me rends rien, efface-toi, et peut-être que dans l’avenir tu ne seras même plus un mauvais souvenir. Et quand, dans ta colère tu me supplies : Tape dans le mur que tu as construit, frappe fort, que tes os se disloquent, crie que ta voix se rompe, jusqu’à ce que ton corps abandonne et que ton esprit raisonne Et quand, ce mur s’effondrera, tu verras un autre se lever, encore et encore, éprouvant chaque jour ta colère et ta ...

La mer

La mer s’est retirée, je reste seule, non pas isolée, non pas détachée de mes tourments mais seule face à moi-même... LA MER Assise sur ce sable encore légèrement humide, je dessine du bout des doigts une étoile de mer. Je rêve depuis longtemps de ce moment de solitude avec moi-même. La mer et l’eau en général me stabilisent, l’infini de la ligne d’horizon, le ressac des vagues, l’embrun me transporte dans un autre monde, un univers calme et serein. Je calque ma respiration sur le mouvement des vagues, et les yeux perdus dans le bleu, je voyage dans ces moments de ma vie passée, présent, et des fois futures. Le vent et la légère bruine me gardent présente au réel sans me perturber le moins du monde. C’est marrant, ce temps qui passe autrement, quand l’espace nous est offert. Pendant un moment, on peut lâcher prise et juste apprécier l’instant comme un temps suspendu. L’ouverture d’un autre possible, une petite parenthèse dans l’enfer d’un quotidien écrasant et stressant. Sur cette plage, en ce mois de novembre, toute athée que je suis, je me retrouve à prier, non pas tel ou tel dieu, mais juste moi, je me prie de ...

Solitude

Solitude Vers quel destin mes pas m’entraînent, Rêveur solitaire cherchant son chemin, Mes souvenirs et mes pensées reviennent Dans la lumière des tournesols, ce matin. Vivant au présent, n’osant regarder en arrière, Laissant derrière moi mon passé que je fuis, Parfois je m’arrête, interrogeant la terre, Là où tout commence et que tout finit. Bois, plaines, chemins, ruisseaux, de solitude, Miroirs de l’âme et mondes inconnus, Mystérieuse nature où se noyait mon inquiétude, Toutes ces voix qui m’appelaient, aujourd’hui se sont tues. La vie de reflète dans mon œil qui brille, La source de mon imagination en est la cause, Où mes sentiments s’éveillent en ma pupille, Et s’endorment en rêve sous mes paupières closes. Peu importe la fuite du temps, Au vent s’envolent mes pensées, Mais au fond de moi brûle un feu de camp, Dans mon cœur ouvert et mon âme refermée. Daniel Gandon, octobre 2010 Suite: Aventures d’un chaton Retour à la page : Atelier « écriture » ...

Aventures d’un chaton

Aventures d’un chaton Fifi Fauroi Mes yeux sont fermés. Je suis bien au chaud entre les pattes de maman. J’ai faim. Je chercher un téton. Miam… Miam… C’est bon. Je tête à n’en plus finir. Repue, je retourne contre le ventre bien chaud de maman. Plus tard, maman me pousse. « Allez bouge… Va faire un tour. » « Elle veut se débarrasser de moi ou quoi ? » Finalement, je sors de panier ou j’étais en sécurité. Allez, un peu d’aventures… Un pas chancelant, prudent, je regarde à gauche, à droite…  Je sens… ! C’est quoi cette odeur ? Un peu d’air frais. Je vais voir. Ça sent bon ! Maman ne regarde pas. Oups, je file et …   Boum !!! Qu’est-ce que c’est ? Tiens, c’est transparent ! Maman arrive… « Attention ! Miaouh, Miaouh ! C’est une fenêtre ». Mes frères et mes sœurs réclament à manger. Résignée, maman se rallonge dans notre panier pour contenter ses petits. Et moi, je file…  Pas dans le transparent, euh la fenêtre, je veux dire. Je suis attiré par ce bon air frais. Premier pas dans le jardin. C’est quoi encore ce truc ? Ça bouge… Ça fait peur ! ...

Je suis un chat de ville

Michel Je suis un chat de la ville. Je vis dans un pavillon et j’y héberge une famille de bipèdes. Ce sont de drôles d’animaux, mais j ne suis pas là pour parler d’eux. Pourtant, il y aurait beaucoup à dire… Les bipèdes sont des êtres reconnaissants : ils vivent chez moi, alors ils me donnent régulièrement à boire et à manger. Enfin, parfois, ils semblent oublier… Alors, je m’assieds près de mon assiette et j’attends en miaulant. Ils finissent par comprendre… Mais certains jours, ils y mettent du temps !  C’est bien, parce que je mange à ma faim. La nuit, je chasse pour mon plaisir ! Je leur rapporte parfois mes proies, et ils n’ont pas l’air content ! Ils sont vraiment bizarres… La nuit, je sors retrouver ma bande de copains. Enfin, l’été, parce que l’hiver je préfère passer la nuit dans mon intérieur douillet. Mais c’est mon jardin secret, alors je ne vous raconterai pas ! Les bipèdes me font aussi des caresses. Mais ils sont exigeants : c’est quand ils veulent et quand ils veulent…Est-ce que j’ai l’air d’un petit chien, gentil-petit-toutou-à-sa-maitresse ? Quand j’ai envie de caresses, je leur demande… à ma façon, sans insister outre mesure. Alors ils comprennent plus ...

Miaou Miaou Je suis un chat

Je suis un chat Nono Miaou, miaou, c’est moi Cachou, enfin c’est ce qui était écrit sur le collier que j’ai perdu quand je suis partie de chez moi. Vous ne me connaissez pas, alors je vais vous raconter ma vie. Je suis née dans une gentille famille de deux enfants où je vivais entourée de deux frères et sœurs. Nous étions choyés, câlinés surtout moi qui étais la préférée de ma petite maitresse, ce fût un véritable bonheur pendant un temps. Puis, bizarrement, ma petite maitresse fit de moins en moins attention à moi. Elle était  beaucoup moins enjouée, presque toujours fatiguée, je ne la reconnaissais pas. J’essayais bien de la divertir un peu, je m’installais sur ses genoux, ronronnais dans son cou, mais je voyais bien que par moment je l’agaçais. Elle a commencé à  s’absenter, au début quelques jours et elle réapparaissait, puis repartait. Cela se produisait de plus en plus souvent. Je me rendais bien compte que quelque chose n’allait pas. Et…,  elle n’est plus revenue. Ma vie n’a plus été la même. La maisonnée était triste. On nous donnait nos repas mais plus de câlins, plus de jeux, plus de rire. Ma petite maîtresse me ...

Si j’étais une chatte

Si j’étais une chatte Alice Gabrielle Je m’appelle Clochette. La jeune femme qui vit chez moi m’a nommée ainsi parce que, pour elle, je suis sa fée. Sa fée clochette, vous connaissez ? Savez-vous que nous, les chats, de même que toute espèce d’animale, abritons, cachés dans nos poils, des familles entières de fées, elfes et autres farfadets. à ne pas confondre avec les puces qui s’invitent parfois dans nos pelages ! Non, les fées et les elfes sont loin de nous nuire. Au contraire, ils nous protègent et nous aiment d’un si grand amour que, sur Terre, les humains ne peuvent le concevoir. Ce que les fées apprécient beaucoup, c’est de nous voir, nous les chats, être caressés par une main humaine. Ah ! Les caresses ! Que ne donnerais-je pas pour en avoir ? J’avoue être capable de harceler elle qui me sert, ici, dans cette maison en miaulant et en tournant autour d’elle jusqu’à ce qu’elle craque. J’adore venir l’embêter quand elle se prépare dans la salle de bain, chaque matin et chaque soir. Curieusement, elle est plus avare de câlins le matin, comme si je lui volais son temps. Dans la salle de bains, j’aime monter ...

Je suis un chat ou l’art de la séduction

Je suis un chat ou l’art de la séduction Farah Camus Depuis peu je connais une grande et belle maison, à l’air très confortable, avec un jardin magnifique. Je me promène sur les rebords des fenêtres, je vois le feu dans la cheminée, les livres ouverts sur les tables basses, les jouets d’une petite fille. à midi, la cuisinière sert des plats très appétissants dans la salle à manger : poulet, rôti, poisson. à table, il y a une femme assez jeune et une petite fille, Elles parlent et elles rient. J’ai déjà essayé de séduire la jeune femme, Sans succès, Mais la petite fille n’est pas insensible à à mon charme, à mes poils roux et soyeux et mes yeux verts. Souvent, en sortant de la maison, elle s’arrête pour me caresser, Hier je suis monté jusqu'à sa chambre, la fenêtre était  ouverte, Alors je suis rentré et je me suis installé sur le lit. En rentrant de l’école, elle a été très étonnée de me trouver sur son lit. Nous avons joué ensemble, elle veut m’apprendre à lire et fait la maitresse, à l’heure du diner elle m’a apporté une soucoupe de lait. C’était bien agréable de dormir près ...

Je suis vivant.

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Quelques haïkus

Quelques haïkus La lumière La lumière jaillit le matin Et lave de ses rayons Les cauchemars de la nuit Le printemps L’hiver avait habillé la terre De blanc et de gris Premier jours de printemps La terre change sa garde-robe Le beau Regarde le beau Tu le verras scintiller Et t’illuminer La lumière Lumière dans le cœur Et scintille la beauté dans tout l’univers Retour à la page : Atelier « écriture » ...

Jeter des mots

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