Tu me dois…

Tu me dois…

Tu me dois…
Tu me dois tous ces moments de désespoir, tu me dois tout ce temps perdu et ces instants volés.
Oui je te le dis, tu me dois tout cela et bien plus. Tu me dois ce reflet dans le miroir et les larmes sur mon visage.
Tu me dois les poings serrés et les coups reçus
Tu me dois le droit à l’oubli et par dépit celui de recommencer. Si cela t’est trop pénible, ne me le demande pas, ne me
pose plus de questions, ne me regarde plus et oublie-moi.
Car si tu continues, tu me devras bien plus que ce que tu es capable de me rendre, bien plus que ta misérable vie. Alors,
pars, ne me rends rien, efface-toi, et peut-être que dans l’avenir tu ne seras même plus un mauvais souvenir.
Et quand, dans ta colère tu me supplies : Tape dans le mur que tu as construit, frappe fort, que tes os se disloquent, crie
que ta voix se rompe, jusqu’à ce que ton corps abandonne et que ton esprit raisonne
Et quand, ce mur s’effondrera, tu verras un autre se lever, encore et encore, éprouvant chaque jour ta colère et ta rage.
Ne me demande pas ce que je te dois, car je ne te dois rien. Débrouille-toi avec tes cauchemars et tes attentes.
Tu me dois, c’est tout, tu n’auras pas d’autres explications, si tu t’en veux, que tu ne sais pas pourquoi, ce n’est pas mon
affaire, si tu souffres de ce vide et bien saute dedans et débrouille-toi.
Tu me dois c’est tout, et je n’en dirais pas plus.
A toi de vivre avec cela, toi mon passé, oublié, non expliqué qui fracture mon présent.
Débrouille-toi, je ne te dois rien, c’est toi qui me dois.